Au centre de nombreuses controverses, l’humble et vaillant clavier n’a jamais eu la vie facile. Contre vents et marées, il reste pourtant au cœur des attentions de géants comme Apple. Retour sur une « touchante » histoire…

Une vielle histoire

Contrairement à ce qui avait pu être prédit au début de la déferlante, le raz-de-marée des écrans tactiles n’a pas eu raison du bon vieux clavier. Mieux, la multiplication des solutions hybrides, logées entre la tablette et l’ordinateur portable, a vite montré les limites des propositions exclusivement tactiles, redorant par là même le blason de celui qui a accompagné l’essor de l’écriture mécanique et informatique depuis ses premières heures…

Des critiques répétées

L’histoire du clavier, et en particulier de ses touches, n’est pas, malgré les apparences, un long fleuve tranquille. Depuis la fin des années 1868, le clavier, en l’occurrence QWERTY, qui s’est imposé avec la naissance des machines à écrire grand public, n’a eu de cesse d’être la cible de critiques. Il faut dire qu’il fut pensé, dès l’origine, pour éviter aux tiges des machines à écrire de se coincer les unes les autres en cas de frappe trop rapide. Les lettres les plus utilisées ont ainsi été peu à peu écartées pour éviter tout blocage mécanique. Nos claviers sont de fait structurellement inefficaces. La version AZERTY, itération localisée du clavier d’origine prenant en charge les accents et les caractères propres à certaines langues comme le français, n’échappe pas à cette règle. Pour autant, malgré des propositions beaucoup plus efficientes, comme le ZHJAY d’Albert Navarre, le DHIATENSOR de Blickensderfer, le clavier Marsan ou le Dvorak, les deux normes originelles sont restées si bien ancrées qu’elles résistent envers et contre tout. L’arrivée de l’informatique, qui leva les contraintes matérielles, n’y a donc rien changé : même si 30 % des touches, au moins, sont mal positionnées, selon les différentes études, le QWERTY et l’AZERTY sont indétrônables. La récente sortie gouvernementale contre le clavier AZERTY, jugé pas assez « français », n’est ainsi qu’une des nombreuses péripéties qui émaillèrent l’histoire de cet objet.

Auteur dr4z
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Catégories Actualité Multimedia
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