L’e-sport est entré dans une nouvelle ère. En quelques années, il est en effet devenu à la fois un incontestable loisir, mais aussi un sport de haut niveau… à l’image de n’importe quelle discipline plus établie. Comme toute pratique parfois intensive, cela peut s’accompagner de conséquences sur la santé. Voici les risques et comment les traiter.

À l’automne dernier, le président du Comité international olympique se déclarait favorable à l’entrée de l’e-sport au programme des Jeux. Depuis quelques années, les grands clubs de football (PSG, Monaco, Manchester United) se dotent d’équipes professionnelles de jeux vidéo. Même les grands groupes de média, comme Orange, se positionnent dans le domaine pour se rapprocher d’une population qui semble de moins en moins accessible par les canaux traditionnels. Le jeu vidéo, comme loisir, a depuis longtemps dépassé le cinéma en termes de revenus. Au-delà du risque d’addiction dont il est trop souvent question quand on aborde les problématiques du jeu, les athlètes numériques doivent être considérés, d’un point de vue médical, comme des sportifs comme les autres, soumis au stress et aux blessures.

Prendre conscience des enjeux

Il convient de rappeler, avant tout, qu’une pratique raisonnée des jeux vidéo stimule et enrichit certaines compétences cognitives, comme la spatialisation en 3D, l’intelligence déductive et la capacité à effectuer plusieurs tâches en parallèle. Mais quand la pratique devient intensive, elle soumet l’organisme à des tensions tant psychiques que physiques. L’hygiène de vie, l’alimentation, la chronobiologie du quotidien (manque de sommeil) sont souvent des facteurs aggravants. D’un point de vue physique, les gamers, à cause des mouvements répétés et des positions contraintes peuvent souffrir de nombreuses pathologies comme le syndrome du canal carpien, la tendinite du coude, des cervicalgies ou encore des céphalées. En 2015 elles ont été passées en revue par des chercheurs duBritish Medical Journal , qui ont relevé 39 blessures différentes possibles rien qu’en jouant à la Wii. Les conséquences psychiques sont plus difficiles à cerner. Pour le sportif assidu, voire professionnel, elles peuvent altérer des facultés essentielles à la pratique de leur discipline comme une diminution de la capacité de concentration, une mauvaise gestion de l’immédiat ou bien encore l’absence de créativité. On peut regrouper ces troubles physiques et psychiques et supposer qu’un processus commun y contribue. Les spécialistes le dénomment « l’inflammation chronique ». Dès lors, confort ostéo-articulaire et équilibre psychique peuvent être menacés. Un suivi médicalisé est alors conseillé, mais aussi un rééquilibrage naturel et préventif.

Des solutions naturelles

Sensibilisées par ces questions de santé trop souvent mises de côté dans les débats sur l’e-sport, des voix commencent à émerger pour prendre ce problème à bras-le-corps. C’est le cas, par exemple, de Blackmice, créé par un ancien gamer professionnel, qui s’attache à proposer des approches naturelles et préventives tout en sensibilisant les différents acteurs, comme les organisateurs de tournoi trop souvent laxistes sur le sujet. L’entreprise a tissé un lien fort avec le laboratoire Byogenie Projet (www.byogenie-projet.com) dont l’ambition est de proposer des solutions innovantes en associant des plantes reconnues pour leur efficacité avec des nutriments essentiels. Des formules sous forme de compléments alimentaires pour prévenir et accompagner la gestion du stress et la maîtrise d’une inflammation chronique sont ainsi proposées aux gamers de haut niveau. On peut citer le Roseum+, une composition formulée autour d’une plante adaptogène, la rhodiola Rosea, associée à des nutriments essentiels. Elle favorise un équilibre de la sérotonine cérébrale, neurotransmetteur essentiel à la gestion du plaisir. Le Brahmi+, lui, est composé autour du Bacopa, une plante ayurvédique, qui favorise à la fois l’énergie créatrice et la synthèse de la dopamine.

Ce neurotransmetteur est essentiel à la notion du plaisir, mais aussi à l’énergie musculaire. Si l’e-sport veut être reconnu comme un sport comme les autres et prétendre à une place au sein de la grande famille olympique, par exemple, il est temps que les acteurs, à l’image de Byogénie ou de Blackmice, prennent au sérieux ces sujets majeurs de santé.

Auteur dr4z
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Catégories Santé
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